Les écologistes de Marcheprime, en Nouvelle-Aquitaine, demandent l’abandon du projet de centre de maintenance pour le TGV

TGV INOUI de la SNCF sur la LGV SEA à Aubie Saint-Antoine / Peujard

Selon les élus écologistes de Nouvelle-Aquitaine, le projet d’implémentation d’un centre de maintenance pour les TGV soutenu par Lisea, concessionnaire de la ligne à grande vitesse (LGV) reliant Bordeaux à Tours, est associé à

« une déforestation ainsi qu’à une perturbation de la circulation des TER, et une nuisance pour les riverains »

Élus écologistes de Nouvelle-Aquitaine, « Solidaire et Citoyen »

Ainsi, les élus de la région du groupe écologiste « Solidaire et Citoyen » demandent son abandon pur et simple.

De quoi s’agit-il exactement ?

Ce dossier a été rendu public au mois de décembre 2021, il y a près d’un an. Lors d’un forum public organisé conjointement avec le conseil municipal, le concessionnaire de la LGV Lisea a exprimé son désir d’acheter la zone forestière de 12 hectares à Croix d’Hins, à proximité de la ligne de chemin de fer Bordeaux-Arcachon.

L’objectif est de construire sur ce site un centre de maintenance pour ses véhicules ferroviaires. Ce type d’installation est absent dans la région.

À la suite de cette réunion, les habitants de la région ont soulevé la question de la pollution sonore. Cette prise de parole de la population locale déclencha l’organisation de deux réunions publiques supplémentaires pour traiter le sujet.

Écoutant les revendications, la direction de Lisea a promis qu’elle prendra des mesures pour prévenir les nuisances. Cependant, le public a des doutes.

Arguments des élus écologistes

Suite à ces trois auditions publiques, les élus – Manuel Martinez en tête – décideront des étapes suivantes pour ce projet. Le maire de Marcheprime avait fixé comme échéance la fin novembre.

Les élus écologistes profitent donc de cette dernière occasion pour faire pression. Dans un communiqué de presse qui a été envoyé aux médias le 24 novembre 2022, ils expriment leurs nombreuses inquiétudes.

« Ce projet nous préoccupe pour de nombreuses raisons : environnementales principalement, et aussi en raison de l’impact qu’il y aura sur les trains le long de la voie »

Vital Baude – Conseiller régional écologiste de Nouvelle-Aquitaine et conseiller municipal d’Arcachon

Pour rejoindre le centre de maintenance, les TGV devront bloquer les voies des autres trains pendant quelques minutes lors de chaque croisement.

« Cela risque de compliquer le fonctionnement des trains régionaux et du futur système ferroviaire métropolitain Libourne-Bordeaux-Arcachon, qui doit devenir un axe essentiel pour tout le département »

Vital Baude – Conseiller régional écologiste de Nouvelle-Aquitaine et conseiller municipal d’Arcachon

« Et les riverains qui se sont rendus à Marcheprime en quête de calme et de tranquillité, seront soumis à des désagréments constants. Puisque le site est censé fonctionner toute la journée et la nuit, même le week-end. (…) »

Vital Baude – Conseiller régional écologiste de Nouvelle-Aquitaine et conseiller municipal d’Arcachon

Un autre problème est l’artificialisation du terrain, qui crée continuellement un désordre dans les espaces naturels.

« Des coupes à blanc seront effectuées sur 12 acres de forêt, et une zone humide de 4 acres devrait être détruite ! En revanche, nous devons protéger ces écosystèmes afin de prévenir les effets du changement climatique et la perte de biodiversité. La crise est réelle et nous avons dû en faire l’expérience dans notre département au cours de l’été dernier »

Vital Baude – Conseiller régional écologiste de Nouvelle-Aquitaine et conseiller municipal d’Arcachon

Il faut maintenant attendre le verdict final de la mairie.


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